Marche de Lamuka du 15 septembre dernier : la CNDH dénonce plusieurs cas d’extorsion d’argent et autres biens

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Le jeudi 23 septembre dernier, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a présenté son rapport sur la manifestation pacifique organisée le mercredi 15 septembre dernier par la coalition Lamuka.

La CNDH condamne sans ambages toutes les violations des droits de l’homme perpétrées au cours de cette manifestation.

« Nous demandons aux autorités de rester dans la logique de la constitution. Que le régime d’information soit respecté. Mais aussi, vis à vis de la police, que toutes les manifestations autorisées ou non puissent être encadrées correctement par les policiers », a déclaré Mwamba Mushikonke Mwamus, président de la CNDH.

Cette organisation dresse un bilan de :

– 60 cas d’arrestations sur l’ensemble du territoire congolais dont 17 à Kinshasa;

– 6 blessés dont 3 à Kinshasa et 3 autres à Mbandaka;

– Aucun cas de décès enregistré.

Aussi, la CNDH a répertorié 64 cas de tortures, traitement cruel, inhumain et autres faits dégradants, l’extorsion d’argent, des téléphones et d’une moto au siège du parti politique Nouvel élan ainsi que la pollution de l’air par des brûlures de pneus.

« En ce qui concerne les droits violés, la CNDH note le report verbal du gouverneur de la ville, la répression des manifestants par la police au lieu de l’encadrement, le bousculade d’un des leaders de Lamuka en l’occurence Fayulu, l’utilisation des moyens inappropriés pour la sommation, l’extorsion par les éléments incontrôlés de la police des biens de manifestants, la non prise en charge médicale des victimes (blessés) par l’État et les propos déplacés ténus à l’endroit des autorités publiques », a indiqué la CNDH.

Sur ce, la CNDH demande :

-aux organisateurs des manifestations publiques de renforcer l’éducation civique des militants et d’éviter de se rendre justice vis à vis des autorités étatiques.

-au gouvernement d’assurer la formation des forces de sécurité aux droits de l’homme international humanitaire, d’initier un projet loi sur les mesures d’application sur la liberté d’exercice des manifestations, de veiller au maintien de l’ordre publique et à la tranquillité sociale sans discrimination aucune et de donner des injonctions à l’auditeur Général des FARDC pour ouvrir des enquêtes afin de poursuivre les autorités présumées selon le cas.

La CNDH demande au parlement d’initier une proposition de loi fixant des mesures d’appréciation sur la liberté des manifestations publiques.

Jacques Malanda

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