RDC : l’Assemblée nationale ne retient pas la « loi Tshiani » pour la session de septembre

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Pour la session parlementaire de septembre dont la rentrée a eu lieu ce mercredi 15 septembre, à l’Assemblée nationale, la conférence des présidents de la chambre basse du Parlement a adopté le projet de calendrier de ladite session qui a été soumis à la plénière de ce jeudi 16 septembre, pour une éventuelle adoption.

Sur ce, la loi Tshiani verrouillant les postes de souveraineté nationale dont celui de Président de la République, seulement au profit des congolais nés de père et de mère, n’a pas été retenue dans ce projet.

Précisons que la loi Tshiani a été proposée par le candidat malheureux aux élections présidentielles de 2018 en RDC, Noël Tshiani. D’où l’appellation « Loi Tshiani ».

Ayant été portée au Parlement par le député national Nsingi Pululu, élu de Kinshasa-Funa, cette loi sur la « congolité » est devenue autrice d’un célèbre slogan employé dans la société congolaise « de père et de mère ».

Rappelons que cette loi a engendré une grande controverse au sein de la classe politique, voire dans l’Union Sacrée où le parti politique « Ensemble pour la République » de Moïse Katumbi l’avait contestée suite à la nationalité douteuse de son autorité morale.

Les manifestations pour dire « non » à cette proposition de loi sont même à la base de l’arrestation de Jacky Ndala, coordonnateur national de la ligue des jeunes de la famille politique de Katumbi.

Plusieurs acteurs politiques congolais ont réagi négativement face à la proposition de « loi Tshiani », estimant que c’est un projet dangereux qui combat la cohésion nationale tant souhaitée et qui risque de faire plonger la RDC dans une crise comme celle vécue en Côte d’Ivoire à cause du concept de « l’ivoirité ».

Patrick Mangoma

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