RDC: Ce que l’on peut retenir du dossier Kabund en séjour à Londres pour les soins médicaux

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Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso a finalement signé une autorisation ayant permis à son premier vice-président Jean-Marc Kabund de se rendre à Londres en Angleterre pour des soins médicaux appropriés suite à un traumatisme subi à son genou gauche.

Dans une correspondance signée le 18 février 2022, par le numéro 1 de la chambre basse du Parlement, il est indiqué que le surnommé Maître Nageur est autorisé à rester en Grande-Bretagne seulement pendant une période de 16 jours allant du 18 février au 05 mars de l’année en cours.

À en croire plusieurs sources concordantes, c’est le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi qui a le 17 février dernier, ordonné à Mboso d’autoriser la sortie de Kabund qui a quitté Kinshasa pour Londres depuis le lundi 21 février dernier, mais cela à une condition: le maître nageur doit rester discret et éviter de s’exprimer sur les enjeux politiques de l’heure.

Notons que cette autorisation est donnée à Kabund après qu’il ait déploré la confiscation de sa liberté de mouvement, dans une correspondance où il a revelé qu’il a eu une discussion téléphonique avec Mboso le 08 janvier dernier pour lui faire part de son rapport médical nécessitant son évacuation sanitaire en Grande-Bretagne, tout en ajoutant qu’il a officiellement saisi le cabinet du président de l’AN le 12 janvier dernier avant de lui faire un rappel le 26 du même mois.

Ayant constaté l’inaction de Mboso, Kabund avait déclaré qu’en tant qu’élu national, sa liberté de mouvement n’était pas négociable car cela est garanti dans l’article 30 (alinéa 1) de la Constitution et renchéri par le Règlement intérieur de l’AN conformément à son article 104, alinéas 1, 2 et 3. Pour lui, le fait surtout que les députés nationaux soient en vacances parlementaires était une raison de plus pour qu’il obtienne facilement l’autorisation, mais il était surpris de constater le contraire.

Rappelons que c’est suite à l’annonce faite par Jean Marc Kabund le 14 janvier dernier concernant sa démission de son poste du premier vice-président de l’AN, que l’homme s’est retrouvé dans une situation de disgrâce. La décision du 520 gigas était précédée par un affrontement entre les Policiers affectés à sa garde et les éléments de la Garde Républicaine.

Il ressort de cette histoire que Kabund avait autorisé à ses policiers de mettre la main sur un élément de la GR commis à la garde d’un membre de la famille présidentielle ayant pris le sens contraire sur la route poids lourd, à Kingabwa dans la ville de Kinshasa.

En revanche, les soldats de la GR avaient effectué une descente à la résidence de Kabund où ils ont à leur tour désarmé et arrêté tous les policiers de la garde du 1er VP de l’AN et ex-président ai de l’UDPS, tout en sabotant sa maison située au quartier Kingabwa dans la commune de Limete.

La Rédaction de Factuel-Promo

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